Gynécologie

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> Cancer du sein

Le cancer du sein est le cancer le plus diagnostiqué chez les femmes à travers le monde : une femme sur 9 risque d’être atteinte d’un cancer du sein au cours de sa vie.
Le nombre de personnes atteintes a progressé légèrement, mais régulièrement, au cours des 3 dernières décennies.
En revanche, le taux de mortalité a continuellement diminué au cours de la même période grâce aux progrès réalisés en matière de dépistage, de diagnostic et de traitement.

Formes cliniques

Il existe différentes formes de cancer du sein, chacune ayant une évolution qui lui est propre.
On peut les diviser en deux grandes catégories : le cancer non invasif ou in situ qui touche uniquement les canaux galactophores, et le cancer invasif ou infiltrant qui se propage dans le tissu gras du sein.

Cancer non invasif ou in situ

Le carcinome canalaire in situ représente le type le plus fréquent de cancer du sein non invasif.
Il s’agit d’une forme de cancer « très jeune » qui se forme à l’intérieur des canaux de lactation du sein.
Beaucoup plus fréquemment diagnostiqué depuis l’utilisation répandue de la mammographie, ce cancer ne dissémine pas et, une fois traité, aboutit à la guérison dans presque tous les cas.
Les différentes formes de cancers invasifs du sein sont représentées essentiellement par :

  • le carcinome canalaire, dont les cellules cancéreuses traversent la paroi des canaux.
  • le carcinome lobulaire qui dissémine dans les tissus environnants.
  • les carcinomes médullaires, colloïdes ou mucineux, tubulaires, papillaires : beaucoup plus rares

Facteurs de risque

Plusieurs facteurs de risque du cancer du sein sont connus (obésité, sédentarité,…) cependant dans la plupart des cas, il est impossible d’expliquer les raisons de son apparition chez une personne en particulier.
Des mutations sur des gènes peuvent également causer un cancer du sein. Les gènes BRCA1 et BRCA2, par exemple, sont des gènes de susceptibilité aux cancers du sein et de l’ovaire ; les femmes qui portent des mutations de ces gènes ont un très haut risque de cancer.

Pronostic

Le taux de survie au cancer du sein non invasif est très bon. Pour les cancers invasifs, les chances de guérison dépendent du type de cancer et de son stade d’évolution au moment où l’on entreprend le traitement.
Divers facteurs influencent la rapidité à laquelle la tumeur va croître. Des tests effectués sur un échantillon de tissu prélevé influenceront le choix du traitement.
Les deux tests pratiqués sont : le test des dosages hormonaux car certains cancers sont hormonodépendants et leur développement peut être stimulé par les oestrogènes ou la progestérone, et le test HER2 afin de connaître le degré d’activation du gène HER2. Lorsque ce gêne est fortement activé, cela indique que le cancer risque de croître rapidement ; c’est le cas d’environ 10 % des cancers invasifs.

 

Mode de découverte

 

Actuellement, un cancer du sein est découvert, le plus souvent, au cours d’une mammographie mais des symptômes peuvent également se rencontrer : boule au sein, écoulements provenant du mamelon, rétraction du mamelon, changement d’apparence de la peau, changement de grosseur ou de la forme d’un sein.

Dépistage

Un certain nombre d’éléments font augmenter le risque d’être atteinte d’un cancer du sein : sexe féminin (1 % des cas de cancer touchent les hommes), âge (85 % des cas surviennent à 50 ans ou plus), antécédents familiaux de cancer du sein ou de l’ovaire, un antécédent personnel de cancer du sein à un sein augmente le risque pour l’autre sein, lésion à risque au sein (hyperplasie épithéliale intracanalaire ou carcinome lobulaire in situ), antécédent de radiothérapie du thorax, nulliparité ou grossesse tardive, exposition accrue aux oestrogènes naturels (puberté précoce, ménopause tardive).
Ces éléments de risque permettent aux médecins de déterminer quelles personnes pourraient le plus bénéficier du dépistage et des mesures préventives.
Les mesures de dépistage visent à détecter le plus tôt possible le cancer afin d’enrayer sa progression, et si possible de le guérir. Pour cela la femme devra être à l’affut de la moindre anomalie en palpant ses seins et en les faisant régulièrement (tous les deux ans) examiner par un gynécologue.

Mammographie

Le dépistage par mammographie est recommandé tous les deux ans pour les femmes à partir de 50 ans.
Son efficacité à réduire la mortalité dans cette tranche de population est appuyée par des études.
En dehors de ce groupe d’âge, la nécessité d’un dépistage varie d’une femme à l’autre, selon les facteurs de risque personnels. Il faut en discuter avec son médecin.

Traitement

Le traitement dépend du type de cancer et de son stade d’évolution.
La chirurgie fait partie intégrante du traitement de la très grande majorité des cancers.
La chirurgie est souvent le premier traitement entrepris. Elle sert à enlever la tumeur cancéreuse.
Dans le cas du cancer du sein elle se nomme mastectomie et peut être partielle ou totale. On y ajoute souvent une chirurgie des ganglions de l’aisselle.
Le choix du type de mastectomie repose entre autres sur la taille de la tumeur, son type et son emplacement dans le sein. La préférence de la femme est également prise en compte.
La radiothérapie est généralement pratiquée après une mastectomie partielle, afin de détruire les cellules cancéreuses qui pourraient être demeurées dans le sein. Elle réduit le risque qu’une tumeur réapparaisse.
En cas de mastectomie totale, selon le stade, la radiothérapie n’est pas toujours nécessaire.
La chimiothérapie utilise une classe de médicaments, appelés antinéoplasiques, pour traiter les cancers.
Pour le cancer du sein, elle est habituellement administrée après la chirurgie.
Elle permet de détruire les cellules cancéreuses qui se seraient échappées de la tumeur principale.
Le choix d’entreprendre ou non une chimiothérapie dépend du stade d’évolution de la maladie.
La thérapie hormonale est, la plupart du temps, associée à la chirurgie, à la radiothérapie ou à la chimiothérapie.
Si l’examen de la tumeur montre que le cancer a des récepteurs hormonaux, son développement est sensible aux hormones sexuelles. Certains médicaments peuvent ralentir ou arrêter la progression de ce cancer en bloquant l’action des hormones.
Il existe deux types d’hormonothérapie : les anti-oestrogènes, comme le tamoxifène (Nolvadex) et les inhibiteurs de l’aromatase comme l’anastrozole (Arimidex) et le letrozole (Femara), administrés en comprimés.
Les inhibiteurs de l’aromatase sont utilisés seulement chez les femmes ménopausées.
Parfois, chez les femmes atteintes d’un cancer infiltrant, les cellules cancéreuses surexpriment le gène HER2, la croissance de la tumeur est plus rapide. Si c’est le cas, on peut donner un médicament, le trastuzumab (Herceptin), qui bloque spécifiquement l’action du gène HER2. Ce médicament s’administre par injection intraveineuse.

La recherche thérapeutique

Désormais, la recherche se poursuit afin de trouver d’autres thérapies biologiques.
Ce type de traitement provoque moins d’effets indésirables que la chimiothérapie et la thérapie hormonale, car il est plus ciblé.

Dernière mise à jour le 09/04/2010

 
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