Gynécologie

spacer

> Endométriose

Définition

L’endométriose est la présence de cellules endométriales (cellules de la muqueuse qui tapisse l’utérus) en dehors de la cavité utérine.
Il s’agit d’une maladie bénigne, mais incurable dont l’origine reste inconnue.
80 % des endométrioses ont une localisation ovarienne, mais outre la sphère gynécologique, leurs lésions peuvent également se situer sur les organes digestifs (dont le rectum), sur la vessie, sur les reins, voire exceptionnellement sur les poumons.

Fréquence

Environ 10 % des femmes souffrent d’endométriose, mais du fait de formes peu étendues, toutes ne sont pas diagnostiquées. Sa fréquence augmente avec l’âge et touche principalement les femmes autour de la trentaine, mais peut néanmoins se rencontrer chez d’adolescente.
Elle est plus rare en cas de contraception oestro-progestative et plus fréquente en cas de ménopause tardive ou chez les femmes ayant eu leurs premières règles tôt.

Circonstances de découverte

L’endométriose peut se révéler de différentes manières allant de violentes douleurs dans tout le corps, à une patiente asymptomatique.
Le premier signe à prendre en compte est l’existence de règles douloureuses (dysménorrhée).
Ces règles peuvent s’accompagner de difficultés digestives (diarrhées, constipation, rectorragies – sang dans les selles -), de difficultés urinaires, ou de spasmes abdominaux…
Ces règles sont souvent très abondantes.

Conséquences

Les conséquences de l’endométriose (douleurs, infertilité, effets des chirurgies ou traitements) ont souvent des répercussions sur l’état psychologique de ces patientes, nécessitant un soutien adapté.

Diagnostic

Le diagnostic de certitude ne peut être posé que par la coelioscopie.
Néanmoins, réalisées au préalable, échographie et IRM auront permis de suspecter le diagnostic en mettant en évidence de petits kystes utérins.
Le diagnostic est une étape fondamentale car plus une endométriose est prise à temps, plus il est facile de la soigner. De plus, seule une cartographie précise et exhaustive des lésions peut permettre un choix thérapeutique efficace et si besoin est, une chirurgie adaptée.

Evolution

L’évolution spontanée de l’endométriose est variable : elle peut s’étendre, régresser ou se stabiliser.

Traitement

Dans les formes légères, un traitement hormonal par contraception oestro-progestative suffit à stopper la progression des lésions, voire à faire disparaître les kystes. Dans les formes plus étendues, une intervention chirurgicale d’ablation des kystes utérins peut être nécessaire (par laparoscopie ou laparotomie).
Après la chirurgie, il est impératif de suivre un traitement hormonal, afin de prévenir les récidives, malheureusement fréquentes.
Il semble toutefois que la chirurgie ait de meilleurs résultats quant à la fertilité. En effet, si toutes les lésions ont été enlevées, la patiente peut espérer quelques mois, voire quelques années de « tranquillité ». Cette option est largement envisagée pour les femmes ayant un désir de procréation dans un futur proche.

Dernière mise à jour le 09/04/2010

 
Diagnostic Santé - Cancérologie - Cardiologie - Cataracte - Dialyse - Gastro-entérologie - Gynécologie - Hémorroïdes - Maternité - Néphrologie - Nutrition
Ophtalmologie - ORL - Orthopédie - Pneumologie - Soins de suite - Stomatologie - Sommeil - Stress oxydatif - Surdité - Urologie - Varices