Le chateau de Lormoy  

Gynécologie

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> Prolapsus

Définition

Les prolapsus génitaux, relativement fréquents, sont la descente d’un ou plusieurs organes du petit bassin (vagin, utérus, vessie ou rectum), à des degrés divers du fait de la déficience des moyens de soutien naturels.
Le maintien en place de ces organes est à l’état normal assuré par un tonus satisfaisant de la musculature périnéale et des différentes aponévroses pelviennes.
Un prolapsus génital va donc apparaître si ces moyens deviennent défaillants.

Causes

Les causes principales sont des prolapsus sont : la constipation, la ménopause et sa carence hormonale, le surpoids, l’âge, des troubles neurologiques (paraplégie), les accouchements difficiles et les grossesses multiples.

Symptômes

Les symptômes dépendent de l’importance et du siège du prolapsus.
En fonction de la prédominance du prolapsus sur l’un des trois organes du pelvis, les symptômes ressentis sont les suivants : sensation pénible de fuites d’organe, perception de boule dans le vagin, sensation de pesanteur, douleurs pelviennes ou lombaires, troubles urinaires (besoins incessants d’uriner, difficultés à la miction, incontinence…)

Examen clinique

L’examen gynécologique est indispensable. Il permet le diagnostic et précise les organes en cause.
Il existe plusieurs échelles permettant d’évaluer la sévérité. L’une des plus employées est celle de la Société Américaine de Gynécologie qui classe les prolapsus en 5 grades (de I à V, par ordre croissant de gravité).

Traitement

Le traitement du prolapsus génital doit être précédé par un bilan de son retentissement et la correction de certains facteurs de risque : traitement d’une constipation, traitement hormonal substitutif en post-ménopause.
Un prolapsus débutant (stade 1-2) peut bénéficier d’une rééducation périnéale, mais une fois que le prolapsus est avancé seul le traitement chirurgical est utile.
Grâce à l’utilisation de « prothèses » synthétiques (qui ressemblent aux mailles d’un filet), les moyens de suspension et/ou de soutainement devenus défaillants pourront être remplacés.
Ce traitement peut se faire selon trois voies chirurgicales : en ouvrant l’abdomen (laparotomie), par coelioscopie, ou par voie vaginale.
Il n’existe pas de traitement standard et le choix de la technique doit être adapté à chaque patiente. Enfin, il existe également un traitement non chirurgical qui consiste en la mise en place d’un pessaire dans le vagin destiné à maintenir les organes ptosés (descendus) en place. Ce dispositif nécessite un suivi régulier mais permet aux femmes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas être opérées de vivre sans problème avec leur prolapsus.

Dernière mise à jour le 09/04/2010

 
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