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Gynécologie

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> Troubles de la ménopause

La ménopause, qui représente l’arrêt définitif des règles, survient en moyenne à 51 ans en France. La ménopause traduit le processus de vieillissement des ovaires. Une carence hormonale s’instaure alors et entraîne l’apparition de nombreux troubles.

Signes cliniques

La période de la ménopause est divisée en 3 périodes : la pré-ménopause, la péri-ménopause et la post-ménopause.
La pré ménopause est la période qui débute lorsque la fréquence des cycles diminue (spanioménorrhée).
La péri ménopause est la période qui englobe la pré ménopause et qui se termine 1 an après les dernières règles. Durant cette période, la femme peut ressentir de nombreux troubles désagréables : sensation de ventre gonflé et ballonné, constipation, caractère instable, insomnie, fatigue, dépression, anxiété, changement d’humeur, irritabilité, maux de tête, impression de seins constamment gonflés.
Les cycles menstruels sont plus courts, ou plus longs, les écoulements sanglants au moment des règles sont soit minimes sur plusieurs jours (pré ménopause) soit complètement absents (ménopause) ; il peut également exister des métrorragies (écoulement en dehors de la période supposée des règles).
On parle de ménopause lorsqu’il existe une aménorrhée (absence de règles) d’au moins 1 an.
Cette aménorrhée va s’accompagner d’une sécheresse vaginale et cutanée, de troubles psychologiques mineurs (dépression, asthénie, insomnie, diminution de la libido…), de bouffées de chaleurs (surtout nocturnes avec des sueurs fréquemment associées), d’une prise de poids (3 à 15 kg en moyenne) avec changement de la répartition des graisses (la graisse abdominale augmente).
On peut également constater une perte de cheveux, une pilosité accentuée ainsi que l’apparition d’impuretés à la surface de la peau.
Plus tard, les organes génitaux (vagin, vulve, utérus) s’atrophient ainsi que les glandes mammaires avec accentuation du prolapsus (descente).

Conséquences

A moyen et long terme la ménopause a des conséquences néfastes : ostéoporose (perte de densité osseuse avec fragilité osseuse), augmentation des accidents cardio-vasculaires, conséquences métaboliques (augmentation du diabète de type II, augmentation du mauvais cholestérol).

Thérapeutique

Prise en charge de la ménopause : seulement si la qualité de vie est altérée et pour une durée la plus courte possible.
Les traitements hormonaux substitutifs de la ménopause (THS), désormais appelés THM (Traitement Hormonal de la Ménopause), donnés de manière systématique ont vécu. Désormais cette prescription doit être faite sur mesure.
Suite à deux études anglo-saxonnes parues en 2002, les traitements hormono-substitutifs se sont trouvés au cœur d’une vaste polémique et l’écho médiatique de ces études a été tel que 32 % des femmes qui prenaient un THS ont arrêté leur traitement entre septembre 2002 et juillet 2003. Désormais, l’agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a émis des recommandations claires. La combinaison idéale d’hormones est un estrogène administré par voie cutanée (patch ou gel) auquel on ajoute de la progestérone naturelle (Utrogestan ou l’un de ses génériques, en comprimés).
Chez les femmes ayant des symptômes, principalement bouffées de chaleur mais aussi parfois troubles vaginaux et urinaires, modification de la peau, troubles de l’humeur…, l’Afssaps précise que le THM peut être envisagé si ces troubles sont perçus par les patientes comme altérant leur qualité de vie. Néanmoins, elles devront clairement être informées des risques inhérents au THM et la prescription devra se faire « à la dose minimale efficace, pour une durée la plus courte possible ». Une réévaluation régulière devra être conduite avec éventuellement une suspension temporaire du traitement afin de contrôler la persistance des symptômes.
Chez les femmes ménopausées ayant des facteurs de risque d’ostéoporose (fragilité osseuse) le THM ne doit pas être prescrit en première intention, mais uniquement si la patiente présente une intolérance à un autre traitement indiqué dans la prévention de l’ostéoporose.
D’autres moyens de prévenir l’ostéoporose existent ; ils doivent être rappelés à la femme : avoir une bonne hygiène de vie (arrêt du tabac et/ou de la consommation excessive d’alcool, activité physique régulière, absence de prise de poids…), avoir un régime riche en calcium, et un apport suffisant en vitamine D.
La décision de commencer un THM doit être prise en concertation avec le médecin et la femme, selon son état de santé (et les contre-indications) et les souhaits de celle-ci.
Avant d’initier la prescription d’un THM, le médecin pratiquera un examen clinique et demandera si nécessaire une mammographie.

Dernière mise à jour le 09/04/2010

 
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