Gynécologie

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> Malformations

Les malformations utérines sont relativement fréquentes puisqu’elles concernent 3 à 4 % des femmes. Heureusement, beaucoup d’entre elles sont asymptomatiques et le diagnostic n’est posé que fortuitement lors d’un examen réalisé dans un autre but.

Quand y penser?

Si beaucoup de ces malformations restent asymptomatiques, il convient d’y penser devant :

  • toutes les adolescentes consultant pour règles douloureuses, absence de règles, troubles des règles et douleurs lors des rapports (dyspareunie).
  • des femmes infertiles, des femmes ayant des antécédents de fausses couches à répétition ou des accouchements prématurés.

    Formes cliniques

    Les malformations utérines sont liées à une interruption du développement de l’appareil génital au cours de la vie embryonnaire. Selon l’âge gestationnel (âge de l’embryon) au moment de cet arrêt de développement on différencie plusieurs types de malformations.
    Ces malformations peuvent être isolées ou associées à des malformations du reste de l’appareil génital, voire à des malformations d’autres organes.
    L’utérus cloisonné est la malformation utérine la plus fréquente (30 à 50 % des cas), suivie par les malformations utérines de type utérus bicorne et utérus unicorne.
    Plus rarement peut exister une aplasie ou une hypoplasie utérine (absence d’utérus) plus ou moins complète, qui empêche la femme d’être fertile.

     

    Symptômes

    Dans plus de 50 % des cas, l’ensemble de ces malformations restera asymptomatique.
    Pour les autres femmes, la malformation utérine sera source de grossesse à risque et de complications obstétricales. Le problème chez ces patientes n’est pas celui de concevoir, mais de mener à terme la grossesse.
    Plusieurs facteurs expliquent cela : les malformations utérines sont associées à une cavité utérine de taille réduite, une musculature moins efficace, une incapacité de se distendre, une vascularisation inadéquate…
    Ces anomalies contribuent à un taux de fausses couches à répétition, d’accouchements prématurés, de mauvaises présentations du bébé (siège), de retard de croissance intra-utérin (retard de croissance du fœtus) et de césariennes plus élevé.

    Traitement

    La prise en charge de ces malformations utérines avant la grossesse repose sur le traitement chirurgical, mais il n’est pas toujours réalisable.
    Les utérus cloisonnés sont les seules malformations utérines dont le traitement chirurgical est relativement simple. Il consiste en une résection de la cloison par hystéroscopie.
    Pour les utérus uni ou bi cervicaux, la chirurgie réunificatrice des deux hémi-utérus doit être réservée aux patientes dont le pronostic obstétrical est très mauvais.
    Pour les utérus unicornes, on enlèvera la corne rudimentaire pour éviter le risque de grossesse extra-utérine.
    Lorsque le diagnostic de malformation utérine est posé en début de grossesse, le traitement ne sera que préventif (repos, surveillance échographique de la grossesse. Un cerclage peut parfois être nécessaire (chez environ une femme sur quatre).
    Enfin, il est important de parler des malformations utérines liées au Distilbène chez les filles dont les mères ont reçu du Distilbène pendant leur grossesse.
    Chez ces jeunes femmes, en dehors des utérus globalement hypoplasiques, il a été noté une diminution du volume de l’utérus associé surtout à un excès de muscle au niveau de la paroi et responsable de déformations.
    Pour ces utérus, la chirurgie « d’agrandissement » peut apporter une amélioration lorsqu’il existe des fausses couches à répétition.

Dernière mise à jour le 09/04/2010

 
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