Gynécologie

spacer

> Traumatisme

Les traumatismes accidentels des organes génitaux externes de la femme sont rares.
C’est essentiellement la vulve qui est touchée lors d’accidents traumatiques (accident de voiture, chute sur le mobilier sanitaire, barre de téléski).

Plaies et contusions

Il peut s’agir de contusions ou de plaies.
Etant donné la richesse vasculaire et nerveuse de la région, les contusions vulvaires entraînent douleurs et hémorragies, qui se traduiront soit par une simple ecchymose qui guérira toujours sans séquelle, soit par un hématome qui peut grossir entraînant une douleur atroce ou saigner.
Le traitement de ces contusions doit faciliter la résorption de l’hématome en évitant la surinfection, source de cicatrices scléreuses à l’origine de séquelles tardives (dyspareunie : douleurs lors des rapports sexuels).
Les plaies périnéo-vulvaires qui s’accompagnent de douleurs et de saignements extériorisés nécessitent un traitement urgent car elles s’infectent souvent.
Ces plaies infectées cicatrisent souvent vicieusement à l’origine de sténoses vaginales, du méat urinaire et de l’anus. L’évolution vers la cicatrice sténosante est évitée par la reprise la plus rapide possible des rapports sexuels, ou, en leur absence par la prescription d’oestrogènes par voie locale ou générale, avec, si possible, dilatations instrumentales.

Séquelles chirurgicales

Les séquelles chirurgicales sont essentiellement au niveau vaginal, et le plus souvent secondaires à une chirurgie par voie basse, exceptionnellement lors de chirurgie par voie haute.
On peut alors retrouver un raccourcissement du vagin, un rapprochement excessif des ligaments utéro-sacrés, des fistules… autant de séquelles qui entravent sérieusement la vie quotidienne des patientes. La prophylaxie (prévention) de ces lésions cicatricielles exige des indications rigoureuses et une technique parfaite en ayant le souci permanent de veiller à la conservation de la fonction sexuelle.

Interventions rituelles

Les séquelles dues aux interventions rituelles sont de plus en plus fréquemment rencontrées en Europe.
Ces mutilations varient suivant les pays où elles sont pratiquées allant de la circoncision féminine (résection du capuchon clitoridien) à l’infibulation (clitoridectomie, ablation totale des petites lèvres, sutures des grandes lèvres après avivement).
Ces interventions entraînent beaucoup de séquelles : cicatrices vicieuses, dyspareunie, stérilité, infection urinaire et rénale. Le taux de complications obstétricales (avortement, accouchement prématuré) et de déchirure obstétricale est plus élevé chez ces femmes.
Quant aux séquelles psychologiques, elle sont évidemment très lourdes.

Corps étrangers

Les séquelles dues aux corps étrangers sont liées à des circonstances très variables : masturbation, corps étrangers médicaux… et sont souvent révélés à l’occasion d’une infection génitale haute.

Traumatismes sexuels

Les traumatismes sexuels : viols, ébats frénétiques, vaginisme… peuvent également être à l’origine de lésions.
Là aussi, une prise en charge psychologique est souvent nécessaire.

Traumatismes obstétricaux

Enfin, en ce qui concerne les traumatismes obstétricaux, seules les lésions obstétricales ignorées ou mal réparées entraînent des séquelles.
Il s’agit essentiellement de déchirures dont la prévention impose une expulsion contrôlée et une épisiotomie réalisée au moment opportun afin d’éviter les déchirures.
L’évolution des ces cicatrices est généralement bonne.
Les dyspareunies résiduelles (douleurs pendant les rapports) seront traitées par application de pommades aux oestrogènes et, dans les cas rebelles, par des infiltrations d’anesthésiques locaux ou par électrostimulation à basse fréquence.

Dernière mise à jour le 09/04/2010

 
Diagnostic Santé - Cancérologie - Cardiologie - Cataracte - Dialyse - Gastro-entérologie - Gynécologie - Hémorroïdes - Maternité - Néphrologie - Nutrition
Ophtalmologie - ORL - Orthopédie - Pneumologie - Soins de suite - Stomatologie - Sommeil - Stress oxydatif - Surdité - Urologie - Varices