Gynécologie

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Le papillomavirus humain est un virus impliqué dans la survenue de la quasi-totalité des cancers du col de l’utérus. Une femme sur deux entre un jour en contact avec ce virus ; chez 10 % d’entre elles le virus provoque une infection chronique (dysplasie du col utérin) ; 20 % de ces femmes ayant une infection chronique développeront un cancer. Malgré l’évolution souvent favorable d’une infection à papillomavirus, le cancer du col utérin est responsable d’environ 1000 décès par an en France.
Le vaccin anti-papillomavirus est constitué de particules pseudo-virales, dont l’injection dans l’organisme permet la production d’anticorps protecteurs contre le virus HPV.
Ces vaccins sont destinés à prévenir la primo-infection des principaux virus en cause. Ils ne sont pas thérapeutiques, c'est-à-dire qu’ils n’ont aucun effet chez les femmes porteuses du papillomavirus ou présentant des lésions liées aux papillomavirus.
Deux types de vaccins sont actuellement disponibles : Cervarix qui prévient contre les cancers liés aux papillomavirus, et Gardasil qui prévient contre les cancers et les condylomes (verrues génitales) liées aux papillomavirus.

Recommandations

En France, il est recommandé de vacciner systématiquement toutes les jeunes filles de 14 ans avant qu’elles ne soient exposées au risque d’infection par le papillomavirus.
Une vaccination de rattrapage est proposée aux jeunes filles et aux femmes âgées de 15 à 23 ans et qui n’auraient pas eu de relations sexuelles, ou au plus tard dans l’année suivant le premier rapport sexuel.
Il est conseillé d’éviter une vaccination en cours de grossesse et d’éviter une grossesse au cours du mois suivant chaque injection.
Les deux vaccins nécessitent trois injections qui doivent être réalisées en 6 mois. Gardasil et Cervarix sont remboursés par la Sécurité Sociale à 65 %.
Les vaccins anti-papillomavirus devraient permettre d’éviter 70 % des cancers du col utérin, mais ils ne protègent pas contre tous les cancers du col utérin. Le dépistage reste donc absolument nécessaire afin de détecter les 30 %, et plus, de cancer du col utérin non prévenus par le vaccin.

Dernière mise à jour le 09/04/2010

 
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