Gynécologie

spacer

> IVG

L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est possible, en France, jusqu’à 14 semaines d’aménorrhée (délai depuis les dernières règles).
Elle peut être réalisée soit par voie chirurgicale, soit par voie médicamenteuse, en fonction du terme de la grossesse.
Avant et après chaque IVG, le médecin doit proposer un entretien social à chaque femme, mais cependant ils ne sont obligatoires que pour les mineures. Dans certains cas, la mineure peut se faire accompagner d’un adulte référent, sans que les parents soient informés. Quelque soit le mode d’IVG, un délai de réflexion d’une semaine est obligatoire, sauf si le terme de 14 semaines d’aménorrhée risque d’être dépassé. Dans tous les cas, la femme est revue en consultation post-IVG et on insiste sur la contraception.

La voie médicamenteuse
consiste en l’administration de Mifégine (RU 486) pour les grossesses de moins de 7 semaines d’aménorrhée (7 SA), rarement pour les grossesses de moins de 10 SA.
La méthode comporte, après consultation préliminaire pour demande d’IVG, trois consultations :

  • la première pour administrer 600 mg de Mifégine (3 comprimés à 200mg).
  • la seconde (deux jours plus tard) pour administrer une prostaglandine, par voie vaginale ou par comprimés (Gemeprost et Cytotec), le plus souvent en hospitalisant la patiente.
  • la troisième 10 à 14 jours plus tard, pour vérifier l’efficacité de la méthode qui n’est que de 95 %, prescrire un éventuel geste chirurgical en cas de grossesse évolutive et surtout mettre en route une contraception.

Des métrorragies peuvent se rencontrer durant deux semaines, parfois abondantes.

La technique chirurgicale
est la technique de choix, entre 10 et 14 semaines.
L’évacuation utérine repose sur l’aspiration à l’aide d’une canule (vacurette) après avoir dilaté le col à l’aide de bougies. Une préparation du col par médicament (Mifégyne ou Cytotec) est recommandée au préalable afin de ramollir et dilater le col utérin.
Une anesthésie locale est suffisante, mais le choix se porte souvent sur une anesthésie générale légère pour ce geste psychologiquement dur à accepter.
Après l’IVG, un arrêt de travail peut être donné (il est habituellement de trois jours).
Une consultation est obligatoire entre le 14ème et le 21ème jour après l’IVG pour s’assurer de la vacuité utérine, de l’absence de complications et de la mise en route d’une contraception efficace (pilule à prendre le jour même de l’IVG).
La surveillance et les règles d’hygiène sont identiques à celles de toutes les interventions gynécologiques.

Dernière mise à jour le 09/04/2010

 
Diagnostic Santé - Cancérologie - Cardiologie - Cataracte - Dialyse - Gastro-entérologie - Gynécologie - Hémorroïdes - Maternité - Néphrologie - Nutrition
Ophtalmologie - ORL - Orthopédie - Pneumologie - Soins de suite - Stomatologie - Sommeil - Stress oxydatif - Surdité - Urologie - Varices