Gynécologie

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> Traitement du prolapsus

Le traitement chirurgical du prolapsus (ou descente d’organes) tente de restaurer le bon équilibre de cette région anatomique, en faisant appel autant que possible aux tissus de la patiente, mais en cas de qualité tissulaire défaillante, les risques de récidive sont importants.
La chirurgie ne doit jamais être réalisée en première intention mais uniquement après l’absence d’amélioration liée aux séances de rééducation et un bilan rigoureux afin de préciser le stade du prolapsus et son siège : cystocèle (descente de vessie), colpocèle (descente du col utérin), entérocèle (hernie de l’intestin qui est descendu).

Technique : laquelle choisir ?

Désormais, la chirurgie du prolapsus tend à devenir de moins en moins agressive.
Ces opérations peuvent être réalisées par voie abdominale : laparotomie ou coelioscopie, ou par voie vaginale (plus souvent réservée aux femmes âgées, mais également proposée aux femmes jeunes).
Cette intervention peut se faire sous anesthésie générale ou loco-régionale (péridurale ou rachianesthésie).
Le mode opératoire et le recours à telle ou telle technique dépendent de chaque patiente, du stade du prolapsus et de son retentissement. Avant de décider d’une intervention, un véritable dialogue doit s’instaurer entre le clinicien et sa patiente.
Actuellement, de plus en plus de chirurgiens peuvent recourir à des prothèses synthétiques qui permettent de dresser un véritable maillage sous la vessie (cure de cystocèle) et limite le taux de récidive.
Lorsque la chirurgie n’est pas possible, notamment chez les personnes très âgées, on peut proposer le port d’un pessaire qui se présente comme un anneau en caoutchouc que l’on place autour du col de l’utérus afin de maintenir l’ensemble des organes en place.

Après l'intervention

La cure de prolapsus est une intervention courante et bien réglée dont le déroulement est simple dans la majorité des cas. Les 24 premières heures sont souvent douloureuses et nécessitent des antalgiques puissants.
Après l’ablation de la sonde des difficultés à uriner peuvent persister quelques jours, une infection urinaire peut survenir. Le plus souvent un traitement anti-coagulant est prescrit pendant l’hospitalisation afin de réduire le risque de phlébite et d’embolie pulmonaire.
La cure de prolapsus n’empêche pas les rapports sexuels, mais la reprise de ces derniers ne doit se faire qu’après une visite médicale post-opératoire.
Le port d’un pessaire, souvent réservée aux personnes âgées, ne permet pas les rapports sexuels. Dans certains cas l’amélioration peut être incomplète, voire inexistante. Il peut également survenir une récidive de prolapsus ou d’incontinence urinaire plusieurs mois ou années après une opération chirurgicale satisfaisante. Ces récidives sont beaucoup moins fréquentes avec les mailles synthétiques.

Dernière mise à jour le 09/04/2010

 
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